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Machi regarda le rayon chocolats de la supérette. Il y en avait de toutes les formes et de toutes les sortes. Et comme la Saint-Valentin approchait, la plupart ressemblaient à des cœurs. Il y avait les bon marché que l’on donnait à ses connaissances et par politesse. Et il y en avait des plus chers pour les personnes auxquels on tenait.Depuis quelques jours, Machi passait devant le rayon chocolats, n’arrivant pas à se décider. Elle savait qu’elle devait sembler bizarre à rester un long moment à regarder les chocolats et partir sans rien acheter. Mais tout ce qu’elle ressentait était à la fois nouveau et compliqué pour elle.Cela faisait plus de cinq minutes qu’elle hésitait. Elle voulait offrir des chocolats à Yuki, même si elle savait qu’ils risqueraient de passer inaperçus devant la tonne de boites qu’il recevra à la Saint-Valentin. Elle savait comment ça allait se passer, c’était tous les ans la même chose. Elle approcha sa main vers une boite, mais s’arrêta avant de la saisir. Qu’est-ce que Yuki allait penser ? Est-ce qu’il serait heureux d’avoir des chocolats de sa part ? Est-ce qu’elle devait lui donner des chocolats bon marché ou les plus chers ?« Tu t’es décidée ? »Machi sursauta en entendant crier. Un bras se mit autour de ses épaules. Elle savait que c’était Kakeru. Il n’y avait que lui pour agir ainsi avec elle. Il tendit son autre bras et attrapa la boite de chocolats la plus chère. Il la donna à Machi avec un immense sourire.« Tu devrais donner celle-la à Yun-Yun. »Elle dégagea le bras de Kakeru sur son épaule. Elle lui redonna les chocolats, mais il les refusa.« Je ne lui donnerai pas ces chocolats ! S’énerva-t-elle.-Pourquoi ? Demanda-t-il en écarquillant les yeux. Je croyais que tu voulais lui déclarer ton amour.-Tu dis n’importe quoi. Je ne veux pas déclarer mon amour. Ni à lui, ni à personne. »Il avait beau être son frère, il la faisait toujours sortir de ses gonds et il lui tapait sur les nerfs.« Peu importe lesquels tu lui donneras, dit Kakeru. Si ça vient de toi, il sera heureux. »Il lui tapota affectueusement la tête et partit. Est-ce qu’il avait raison ? Se demanda Machi. Est-ce que Yuki serait vraiment heureux si elle lui offrait des chocolats ? Elle avait toujours été insignifiante et sans intérêt. Comment Yuki pourrait-il être heureux grâce à elle. Elle serra la boite contre son cœur et ferma les yeux. Pourtant, elle avait envie de croire Kakeru.******Machi était assise à sa place habituelle dans la salle du BDE. Elle était arrivée avant tout le monde et espérait que Yuki soit bientôt là. Toute la journée, elle avait vu plusieurs filles du lycée donner des chocolats à Yuki. D’autres les mettaient dans son casier, où certaines, bien trop timides, demandaient à un de ses cousins ou à Tohru de bien vouloir donner leur boite à leur place.Machi regarda la petit boite blanche entourée d’un ruban bleu qu’elle avait posé sur la table. Elle ne voulait pas donner des chocolats bon marché à Yuki et les autres étaient bien trop chers. Elle avait donc décidé de les faire elle-même. Même si au final, ils étaient de toutes les tailles, soit trop gros, soit trop petits, et que l’emballage n’était pas bien fait, elle espérait lui faire plaisir. La porte s’ouvrit et Yuki entra dans la salle. Il lui sourit et posa des documents sur la table.« Bonjour Machi. »Elle se leva brusquement. Elle se dirigea vers Yuki et lui tendit la boite en détournant le regard.« C’est pour toi, dit-elle.-Est-ce que se sont des chocolats ?-Si tu n’en veux pas…-Si, répondit-il rapidement. Si, je les veux. »Machi écarquilla les yeux, ne s’attendant pas à une telle réaction. Yuki prit la boite et l’ouvrit.« Est-ce que c’est toi qui les as fait? »Machi acquiesça et Yuki goûta un chocolat. Elle l’observait attentivement et vit un immense sourire illuminer son visage.« Se sont les meilleurs chocolats que j’ai mangé. »Elle baissa la tête pour ne pas qu’il voit ses joues rouges et son sourire. Elle savait qu’il exagérait, mais à cet instant pour Yuki elle n’était ni insignifiante, ni sans intérêt. Grâce à lui, elle était heureuse et c’était un sentiment qu’elle n’avait pas ressenti depuis longtemps.
Fin
